Mobilité Durable

Voiture partagee vs voiture personnelle : le vrai cout compare

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voiture partagée ou personnelle : comparez les coûts réels, de l’assurance au carburant, pour choisir la solution la plus économique selon vos besoins.

Le choix entre autopartage et voiture personnelle se joue rarement sur le seul prix du carburant. Assurance, dépréciation, entretien, stationnement et financement composent un budget automobile souvent bien supérieur à ce que laisse penser le montant payé à la pompe. À l’inverse, une voiture partagée facture principalement le temps et les kilomètres réellement consommés : le modèle paraît plus léger, mais peut devenir onéreux lorsque les trajets sont fréquents, longs ou difficiles à planifier.

Pour comparer ces solutions sans biais, il faut donc examiner le coût de possession dans son ensemble, puis le confronter à un scénario d’usage réaliste. Un citadin qui roule peu et dispose de transports en commun proches n’a pas les mêmes besoins qu’un foyer périurbain parcourant chaque jour plusieurs dizaines de kilomètres. Le seuil de rentabilité dépend autant du kilométrage que du stationnement, de la disponibilité des véhicules et de la valeur accordée à la liberté de partir à tout moment.

En bref

  • Une voiture personnelle mobilise des dépenses fixes, même lorsqu’elle reste immobilisée : assurance auto, dépréciation, financement et stationnement.

  • L’autopartage est souvent intéressant pour les petits rouleurs urbains, surtout en dessous de 6 000 kilomètres par an.

  • Entre 6 000 et 10 000 kilomètres, le résultat dépend du véhicule, des tarifs et de la fréquence des réservations.

  • Au-delà de 10 000 à 12 000 kilomètres, une voiture d’occasion bien adaptée peut reprendre l’avantage financier.

  • Le bon comparatif des coûts additionne les dépenses complètes des deux options, sans omettre les franchises, les kilomètres supplémentaires ni le temps de gestion.

Voiture personnelle : calculer le coût de possession réel

Le coût de possession, ou TCO, mesure ce que représente un véhicule sur une période donnée. Le calcul ne s’arrête ni au prix d’achat ni aux mensualités : il intègre aussi la valeur perdue à la revente, l’assurance auto, l’entretien du véhicule, l’énergie, le stationnement et les frais de financement. C’est cette approche qui permet de comparer honnêtement une voiture personnelle à un service facturé à l’usage.

La dépréciation est particulièrement facile à oublier, parce qu’elle ne donne pas lieu à une facture mensuelle. Pourtant, un véhicule acheté 25 000 euros puis revendu 10 000 euros après huit ans a perdu 15 000 euros de valeur. Cela représente 1 875 euros par an, avant même de comptabiliser carburant, réparations ou assurance. Pour un modèle neuf, la décote est souvent plus marquée pendant les premières années ; le prix d’achat ne reflète donc pas à lui seul le coût d’utilisation.

Des dépenses fixes qui courent même à l’arrêt

À la dépréciation s’ajoute un socle de frais récurrents. Une assurance tous risques pour une berline compacte peut se situer autour de 600 à 900 euros par an selon le conducteur, le véhicule et le lieu de résidence. Le contrôle technique, les taxes liées à l’immatriculation, les pneus et l’entretien périodique s’ajoutent au budget, que l’automobiliste roule beaucoup ou peu.

Le stationnement change également l’équation en ville. Une place résidentielle ou un parking privé peut représenter plusieurs centaines, voire plus de 1 000 euros annuels dans les secteurs les plus chers. Même sans abonnement, les parcmètres et les parkings ponctuels pèsent sur les déplacements. Une citadine rarement utilisée peut ainsi coûter cher simplement parce qu’elle occupe une place et doit rester assurée.

Pour estimer l’entretien du véhicule, mieux vaut lisser les factures sur plusieurs années plutôt que de retenir uniquement celles d’une période sans panne. Vidanges, freins et pneumatiques sont prévisibles ; une réparation électronique ou mécanique l’est moins. Une compacte thermique roulant autour de 12 000 kilomètres par an peut nécessiter plusieurs centaines d’euros annuels, avec des variations selon l’âge, la motorisation et l’historique d’entretien.

Énergie et financement : deux variables à intégrer

À titre de repère, une essence consommant 6,5 litres aux 100 kilomètres avec un litre à 1,80 euro coûte environ 12 centimes par kilomètre en carburant. Un diesel consommant 5,5 litres avec un litre à 1,75 euro revient à environ 9,6 centimes par kilomètre. Pour une voiture électrique consommant 17 kWh aux 100 kilomètres et rechargée à domicile à 0,20 euro le kWh, l’énergie représente environ 3,4 centimes par kilomètre, hors pertes et éventuelle recharge publique.

Ces écarts sont réels, mais ils ne suffisent pas à désigner le mode le moins cher : le véhicule électrique peut coûter davantage à l’achat, tandis qu’une voiture thermique peut nécessiter plus d’entretien. Un crédit ajoute également des intérêts. À titre illustratif, financer 20 000 euros sur cinq ans à un TAEG de 5 % engendre plusieurs milliers d’euros de coût financier selon les modalités exactes du prêt. Une mensualité apparemment supportable masque donc parfois une dépense totale bien plus lourde.

Pour une comparaison personnalisée des postes de dépense, un calculateur de coût automobile peut aider à organiser les hypothèses. La règle essentielle reste de comparer des périodes équivalentes et d’inclure la valeur de revente : un véhicule économique à entretenir n’est pas automatiquement économique à posséder.

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Autopartage : comprendre les tarifs et les frais à surveiller

L’autopartage transforme une partie des coûts fixes en dépenses variables. L’opérateur assume l’achat de la flotte, son assurance, son entretien et une partie du stationnement ; l’utilisateur paie pour une réservation, une durée et souvent une distance. Cette logique évite de financer une voiture qui roule peu, mais elle signifie aussi que chaque sortie a un prix directement perceptible.

Les offres ne reposent pas toutes sur la même tarification. Certaines facturent à l’heure et au kilomètre, avec des forfaits à la journée ; d’autres proposent un prix à la minute, plus adapté aux trajets courts qu’aux arrêts prolongés ou aux embouteillages. Les voitures de particuliers accessibles via une plateforme peuvent afficher un prix journalier attractif, auquel s’ajoutent éventuellement des frais de service, une assurance spécifique ou des options.

Comparer une réservation courte et une journée complète

Un exemple permet de comprendre le mécanisme. Avec un tarif hypothétique de 5 euros par heure et de 0,35 euro par kilomètre, une sortie de trois heures et 40 kilomètres revient à 29 euros : 15 euros pour le temps et 14 euros pour la distance. Quatre sorties comparables dans le mois approchent 116 euros, avant les éventuels frais annexes. Pour quelqu’un qui effectue ces trajets quelques fois par mois, la facture peut rester inférieure aux coûts fixes d’une voiture peu utilisée.

Le calcul change pour une journée de 150 kilomètres ou un week-end de plusieurs centaines de kilomètres. Le tarif horaire peut s’accumuler, tandis que le forfait de kilomètres inclus peut être dépassé. Selon les offres et les villes, les tarifs peuvent varier fortement ; il faut donc consulter les conditions applicables au moment de la réservation, plutôt que de transposer un tarif indicatif à tous les opérateurs.

Un forfait mensuel peut réduire le prix de l’heure ou du kilomètre, mais ne constitue pas une économie automatique. Si un abonnement coûte 15 euros et procure 1 euro d’économie par heure ainsi que 10 centimes par kilomètre, un utilisateur roulant 80 kilomètres et réservant six heures par mois économise 14 euros : l’avantage est alors presque nul. Au-delà de ce volume, la formule peut devenir intéressante. Ce calcul simple évite de payer un forfait pour des trajets trop rares.

Franchise, carburant et disponibilité : le coût réel de l’accès

Le prix affiché ne résume pas le risque financier. Une franchise peut atteindre plusieurs centaines d’euros, voire davantage en cas de sinistre, selon le véhicule et le niveau de couverture choisi. Une option permettant de la réduire peut augmenter le tarif de réservation ; elle doit être comparée à la tolérance au risque de l’utilisateur, et non ajoutée machinalement.

Le kilométrage inclus mérite la même attention. Une offre peut comprendre un forfait journalier, puis facturer chaque kilomètre supplémentaire. Pour des courses locales, la limite sera rarement atteinte ; pour une excursion en périphérie, elle peut faire grimper rapidement le coût d’utilisation. Il faut aussi vérifier si le carburant est compris, remboursé sur justificatif ou à la charge de l’utilisateur, et quelles règles s’appliquent à la recharge d’un véhicule électrique.

Enfin, la proximité des véhicules a une valeur concrète. Les services en station garantissent généralement un lieu de prise en charge et de retour, alors que les véhicules entre particuliers sont répartis selon les propriétaires. Une offre moins chère mais éloignée peut faire perdre du temps et rendre une réservation impraticable. Les critères de sélection sont donc autant opérationnels que financiers :

  • Relever le prix total pour la durée et la distance réellement prévues.

  • Vérifier le kilométrage inclus et le tarif appliqué au-delà du forfait.

  • Contrôler le montant de la franchise et les exclusions d’assurance.

  • Confirmer les modalités de carburant, de recharge et de restitution.

  • Évaluer le temps nécessaire pour rejoindre le véhicule et le rendre.

Pour comparer les principes de facturation selon les offres, cette analyse du coût d’usage entre possession et autopartage peut servir de point de départ, à condition de confronter les estimations aux tarifs locaux réels.

Quel choix selon le kilométrage annuel et le lieu de vie ?

Le kilométrage annuel est un bon indicateur, mais il ne suffit pas. Une personne réalisant 8 000 kilomètres en trajets quotidiens réguliers n’a pas les mêmes contraintes qu’un ménage roulant la même distance lors de quelques week-ends. La fréquence, la durée des réservations, l’accès aux transports collectifs et la densité de l’offre locale modifient la comparaison.

Petit rouleur urbain : moins de 5 000 kilomètres par an

Pour un résident de centre-ville parcourant moins de 5 000 kilomètres par an, les frais fixes risquent de dominer. Une voiture modeste d’occasion peut encore coûter plusieurs milliers d’euros chaque année une fois intégrées la dépréciation, l’assurance, le stationnement et l’entretien. Rapporté à un faible kilométrage, le coût par kilomètre devient élevé : les charges ne diminuent pas au même rythme que les déplacements.

Imaginons un foyer utilisant une voiture partagée trois ou quatre fois par mois, pour des trajets de quelques heures et environ 40 kilomètres chacun. Avec les tarifs indicatifs de l’exemple précédent, chaque réservation revient à quelques dizaines d’euros. Le budget annuel peut se situer autour de 1 100 à 1 400 euros pour un usage modéré, mais il varie selon les durées, les périodes de pointe et la distance jusqu’au véhicule. L’économie potentielle est importante si le foyer remplace réellement la voiture personnelle par les transports, la marche ou le vélo pour ses déplacements habituels.

La principale contrepartie est la nécessité de réserver, surtout aux heures où la demande est forte. Une famille ayant besoin d’un véhicule chaque samedi à la même heure peut rencontrer une contrainte de disponibilité. À l’inverse, une personne qui réserve ponctuellement une voiture pour les courses volumineuses ou une visite familiale peut accepter cette organisation en échange d’un budget réduit et de l’absence de gestion mécanique.

Usage mixte : entre 8 000 et 12 000 kilomètres

Dans cette zone intermédiaire, la voiture personnelle peut être pertinente si elle est achetée d’occasion, conservée longtemps et utilisée régulièrement. À titre d’exemple, une compacte d’occasion acquise 12 000 euros et gardée huit ans peut avoir une dépréciation annuelle de l’ordre de 1 000 à 1 200 euros, selon sa revente et son kilométrage. Avec assurance, énergie et entretien, le budget complet peut approcher 3 800 euros par an dans un scénario donné, sans stationnement coûteux ni réparation exceptionnelle.

Pour parcourir 10 000 kilomètres avec l’autopartage, des réservations répétées de plusieurs heures et des journées complètes peuvent porter la dépense à 4 200 euros ou plus. Ces chiffres illustrent un ordre de grandeur, pas un tarif universel : le résultat dépend du nombre d’heures facturées, des distances, de l’abonnement et des forfaits disponibles. Si les kilomètres se concentrent sur des week-ends, le partage reste parfois compétitif ; s’ils correspondent à des déplacements quotidiens en périphérie, la possession gagne souvent en praticité et en coût.

Le point de bascule se situe fréquemment entre 6 000 et 10 000 kilomètres annuels en milieu urbain, mais il peut se déplacer selon le prix du stationnement et le modèle détenu. Une petite voiture déjà amortie, garée gratuitement et peu coûteuse à assurer peut battre une offre partagée utilisée souvent. À l’inverse, une voiture neuve financée à crédit et stationnée dans un parking privé conserve des frais élevés même lorsque son conducteur roule peu.

Usage intensif : au-delà de 15 000 kilomètres

Pour un conducteur dépassant 15 000 kilomètres annuels, notamment avec des déplacements quotidiens, la voiture personnelle bien choisie devient généralement plus compétitive. Une tarification à l’heure et au kilomètre s’accumule rapidement : les frais variables de l’autopartage peuvent dépasser le coût total d’un véhicule bien amorti. Un véhicule personnel parcourant 20 000 kilomètres pourrait représenter environ 4 500 à 5 500 euros par an dans un scénario favorable, tandis que des usages partagés équivalents peuvent dépasser ces montants lorsque les réservations sont longues et fréquentes.

Ce constat ne signifie pas que l’autopartage est inutile pour les gros rouleurs. Il peut remplacer une seconde voiture au sein du foyer, fournir un véhicule adapté à un déménagement ou servir de solution temporaire en cas de panne. La décision la plus rationnelle peut donc combiner une voiture principale avec des modes partagés ponctuels, plutôt que d’imposer une solution unique à tous les trajets.

Un comparatif du seuil de rentabilité selon le kilométrage donne des repères supplémentaires, mais le calcul final doit reprendre les habitudes réelles du foyer. Le bon seuil n’est pas une règle générale : c’est le point où les dépenses et les contraintes cessent d’être avantageuses d’un côté.

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Coûts indirects : crédit, capital immobilisé et organisation

Un comparatif des coûts utile ne s’arrête pas aux factures visibles. Acheter un véhicule immobilise une somme qui pourrait être affectée à l’épargne, au remboursement d’un autre crédit ou à des travaux domestiques. L’autopartage évite cette mise de fonds, mais remplace la gestion d’un actif par une dépendance envers un service dont la disponibilité et les tarifs peuvent varier.

Crédit automobile et coût d’opportunité

La mensualité est souvent le chiffre retenu lors d’un achat, parce qu’elle semble concrète et prévisible. Pourtant, le coût total du prêt doit être ajouté au prix du véhicule et à sa dépréciation. Pour un financement de 20 000 euros sur cinq ans autour de 5 % de TAEG, les intérêts peuvent représenter environ 2 600 euros selon le calendrier de remboursement et les frais associés. Une voiture achetée à crédit coûte donc davantage que son prix catalogue, même si les mensualités paraissent compatibles avec le budget du ménage.

Le capital engagé a lui aussi un coût implicite. À titre d’illustration, 10 000 euros immobilisés dans un véhicule plutôt que placés à un rendement annuel hypothétique de 3 % correspondent à 300 euros de rendement potentiel par an. Ce montant n’est pas une économie garantie : le rendement dépend du placement et du risque. Il rappelle néanmoins qu’une voiture peu utilisée représente un actif qui perd généralement de la valeur, tandis que l’argent versé à l’opérateur d’autopartage reste disponible pour d’autres besoins jusqu’au moment de la réservation.

Cette distinction influence aussi les comportements. Après l’achat, les frais fixes sont engagés ; le conducteur peut alors choisir la voiture même pour un trajet que le vélo ou les transports collectifs auraient mieux servi. Avec l’autopartage, le prix de chaque réservation est visible et peut encourager l’arbitrage. Mais une facturation à l’usage peut également inciter à prolonger moins facilement un déplacement ou rendre les trajets spontanés plus coûteux : le modèle modifie les décisions, sans garantir à lui seul de meilleures habitudes.

Le temps et la prévisibilité ont une valeur économique

Une voiture personnelle demande du temps : organiser une révision, gérer une panne, faire remplacer les pneus ou chercher une place. Ces opérations ne sont pas toujours comptabilisées dans un tableau budgétaire, mais elles mobilisent des heures et parfois une journée entière. L’autopartage transfère l’essentiel de la maintenance à l’opérateur, tout en ajoutant d’autres étapes : réservation, marche jusqu’au véhicule, état des lieux et restitution.

Pour un salarié dont les horaires varient, la disponibilité immédiate peut valoir davantage qu’une économie annuelle. Une voiture garée devant le domicile procure une souplesse que le véhicule partagé ne garantit pas, notamment en périphérie ou lors des périodes de forte demande. À l’inverse, dans un quartier dense disposant de plusieurs stations proches, une réservation organisée la veille peut suffire à couvrir les besoins et éviter la gestion permanente d’un véhicule.

Une petite entreprise illustre bien ce compromis. Si trois salariés ont besoin d’une voiture seulement pour des rendez-vous occasionnels, une flotte dédiée risque de rester inutilisée une grande partie de la semaine. La mutualisation peut améliorer le taux d’usage et réduire les frais de stationnement, à condition que les réservations soient compatibles avec les contraintes opérationnelles. Pour ce type de décision, l’analyse doit comparer les heures d’immobilisation et les besoins de pointe, pas seulement le coût journalier du véhicule.

Fiscalité et choix du véhicule

La fiscalité peut également modifier le coût de possession. Un modèle lourd ou fortement émetteur peut entraîner des frais supplémentaires à l’achat, tandis que les règles applicables aux véhicules professionnels influencent le coût des flottes. Ces paramètres évoluent et dépendent du véhicule et de la situation de l’acheteur ; ils doivent être vérifiés au moment de la décision plutôt que repris d’un ancien devis.

Les opérateurs mutualisent l’acquisition et les coûts d’exploitation entre de nombreux utilisateurs. Cet effet peut rendre accessible un véhicule récent sans obliger chaque conducteur à en financer un, mais il ne garantit pas que le service soit moins cher dans toutes les villes. La densité du réseau, les accords de stationnement, les frais de repositionnement et la composition de la flotte comptent dans le prix final.

À ce stade, une simulation donne une réponse plus utile qu’une moyenne nationale. Le modèle ci-dessous permet de rassembler les principaux éléments à adapter au foyer :

Estimation personnalisée

Voiture partagée ou voiture personnelle : quel budget annuel ?

Saisissez vos coûts et votre usage pour comparer les deux solutions. Pour une comparaison pertinente, indiquez des déplacements annuels comparables pour chaque option.

Voiture personnelle

Indiquez vos dépenses annuelles. Les montants sont en euros.

kilomètres par an
euros par an
euros par an
euros par an
euros par an
euros par an
intérêts ou frais annuels
euros par an
Autopartage

Les frais de carburant et de stationnement sont saisis par réservation.

réservations par an
heures par réservation
kilomètres par réservation
euros par an
euros par heure
euros par kilomètre
euros par réservation
euros par réservation

Votre comparaison annuelle

Voiture personnelle — Coût par kilomètre : —
Autopartage — Coût par kilomètre : —
Écart annuel — —

Estimation indicative : les tarifs et les coûts doivent être vérifiés localement. Le résultat dépend des hypothèses saisies. Pour estimer le seuil de rentabilité, le calcul considère la dépréciation, l’assurance, le financement et les autres frais comme fixes ; l’entretien, l’énergie et le stationnement de la voiture personnelle varient avec les kilomètres. Pour l’autopartage, la durée et le nombre de réservations évoluent proportionnellement à la distance, selon votre usage moyen saisi.

Un calcul réaliste ne cherche pas à faire gagner une solution à tout prix. Il révèle plutôt le prix de la flexibilité, de la disponibilité et de la tranquillité de gestion, afin que le choix repose sur les besoins réels plutôt que sur la seule mensualité d’un véhicule.

Choisir entre voiture partagée et propriété selon ses usages

Le choix ne se résume pas à remplacer systématiquement une voiture personnelle par l’autopartage. Pour de nombreux ménages, la mobilité durable repose sur une combinaison : transports en commun ou vélo pour les trajets réguliers, voiture partagée pour les besoins occasionnels, et véhicule personnel seulement lorsque les distances, les horaires ou l’absence d’alternatives le justifient. La bonne stratégie dépend de la manière dont les déplacements se répartissent au fil de l’année.

Construire un scénario de comparaison cohérent

La première étape consiste à reconstituer une année réelle, et non à projeter un usage idéal. Il faut noter les trajets récurrents, les sorties du week-end, les vacances et les besoins exceptionnels. Un ménage qui pense rouler 5 000 kilomètres peut en réalité effectuer peu de petits déplacements, mais trois voyages de longue distance qui entraînent des coûts de location élevés. À l’inverse, un kilométrage de 9 000 kilomètres réparti sur quelques journées réservées peut être moins coûteux qu’une utilisation quotidienne de même volume.

Pour la voiture personnelle, additionner dépréciation, assurance auto, financement, entretien du véhicule, énergie et stationnement. Pour l’autopartage, reprendre les tarifs réellement disponibles à proximité : heures de réservation, kilomètres, abonnement, franchise et frais annexes. Il faut comparer des solutions équivalentes : une petite citadine en partage ne répond pas forcément au même besoin qu’un break familial chargé pour les vacances.

La disponibilité peut être testée avant une décision définitive. Pendant quelques semaines, un foyer peut réserver un véhicule pour ses usages habituels et noter les prix, les trajets d’accès et les difficultés de créneau. Cette période révèle des contraintes que les simulateurs ne captent pas : véhicule absent le dimanche soir, station trop éloignée ou réservation prolongée par un retard. Un essai concret réduit le risque de remplacer une dépense connue par une solution théoriquement avantageuse mais peu pratique.

Garder une voiture, la partager ou combiner les options

Dans les quartiers bien desservis, renoncer à la voiture peut libérer à la fois un budget et une place de stationnement. Les transports collectifs couvrent les trajets réguliers, tandis qu’un véhicule partagé répond aux besoins ponctuels. Dans les zones moins denses, la faible disponibilité peut au contraire rendre la voiture indispensable. Le coût financier n’est alors qu’un critère parmi d’autres : l’accès au travail, aux soins et aux services doit rester garanti.

La combinaison des solutions est souvent sous-estimée. Un foyer peut conserver une voiture déjà amortie et utiliser l’autopartage pour accéder ponctuellement à un véhicule plus grand, ou supprimer une seconde voiture rarement utilisée. Un indépendant peut préférer le partage pour ses déplacements professionnels irréguliers et louer ponctuellement un véhicule adapté à une mission. L’important est de comparer chaque usage avec le mode qui lui convient, plutôt que de faire porter tous les kilomètres au même véhicule.

Les dimensions environnementales peuvent compléter l’analyse financière, sans s’y substituer. Mutualiser un véhicule permet potentiellement de réduire le nombre de voitures nécessaires, mais l’impact dépend du taux d’utilisation, des déplacements générés et de la motorisation. La comparaison des effets environnementaux de la possession et du partage apporte un angle complémentaire ; elle ne remplace pas l’examen des trajets et du budget du foyer.

Pour un conducteur urbain réalisant moins de 5 000 kilomètres annuels, l’autopartage mérite généralement d’être testé en priorité. Pour un usage régulier dépassant 15 000 kilomètres, une voiture adaptée et bien amortie est souvent plus économique. Entre les deux, la décision se construit à partir des tarifs locaux, du coût du stationnement et de la valeur accordée au temps gagné : c’est cette mise en situation qui donne au comparatif des coûts sa portée pratique.

Les réponses suivantes précisent les repères à vérifier avant de changer de formule.

À partir de quel kilométrage l’autopartage devient-il moins intéressant ?

Il n’existe pas de seuil universel. En ville, le point d’équilibre se situe souvent entre 6 000 et 10 000 kilomètres par an, mais il dépend du prix du stationnement, des tarifs locaux, des heures de réservation et du coût d’une voiture personnelle déjà amortie.

Quels coûts faut-il inclure pour comparer avec une voiture personnelle ?

Il faut intégrer la dépréciation, le financement, l’assurance auto, l’entretien, l’énergie, le contrôle technique et le stationnement. Le carburant seul ne représente qu’une partie du coût de possession.

L’autopartage comprend-il toujours le carburant et l’assurance ?

Non. Les modalités varient selon les opérateurs et les offres. Il faut vérifier le niveau d’assurance, la franchise, le carburant ou la recharge, le kilométrage inclus et les frais appliqués en cas de dépassement.

Peut-on combiner une voiture personnelle et l’autopartage ?

Oui. Cette combinaison peut être pertinente pour éviter l’achat d’un second véhicule ou réserver ponctuellement un modèle plus grand. Elle permet de conserver une voiture pour les trajets récurrents tout en utilisant le partage lorsque le besoin est occasionnel.

Thomas Lemaire

Écrit par

Thomas Lemaire

J'ai grandi entre les clés à molette du garage paternel à Valenciennes. Ingénieur Centralien, j'ai passé 6 ans à développer des systèmes embarqués pour un grand constructeur automobile. Mais c'est lors d'un hackathon à Euratechnologies en 2023 que j'ai rencontré Amandine et compris que l'avenir n'est plus dans la voiture qu'on possède, mais dans celle qu'on partage. J'ai conçu toute l'architecture technique de Lilas : app, IoT, maintenance prédictive.